Souvenez-vous, pour celles qui regardaient déjà la télé dans les années soixante, de ce feuilleton où un homme était devenu invisible. On ne voyait que ses
habits.
Et bien, permettez-moi de vous présenter la version 2008: la femme invisible:
Totoche avance doucement, sa chevelure est presque terminée, il lui manque sa couronne de feuilles... mais il lui manque surtout son visage et sa main que je vais broder en un sur un pour plus de
finesse.
Je suis sûre que Funny et Skippi vont apprécier le travail, lol!
Pour moi, ma Totoche est une déesse paienne, celle de la fête du solstice d'hiver, celle de la fête de la lumière.
Savez-vous que l'église catholique primitive a "récupéré" deux fois cette fête paienne du solstice? D'abord en situant la naissance du Christ le 25 décembre, ensuite en fêtant le martyre de
sainte Lucie (ou sainte Luce) le 13 décembre, "lux" signifiant lumière en Latin. La malheureuse Lucie ayant été condamnée à perdre de force sa virginité (tiens, encore une histoire de virginité!)
et à avoir les yeux arrachés dans son martyre, voilà comment cette pauvre jeune fille est devenue la patronne des aveugles et des ophtalmos...
Et, petit secret, j'aurais dû naître à Noël et m'appeler Lucie. Hélàs, je pris deux mois d'avance à la naissance et finalement ce fut "Sylvie" qui fut choisi: alors "fille de la lumière" ou
"fille de la forêt"??
Message personnel pour Vivil (alias Simone): si tu me laisses une adresse mail, je t'envoie la correspondance des couleurs DMC => AVAS.
Par okafi
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Publié dans : silk-addict
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Un événement récent entendu sur les médias, m'a rappelé ce souvenir.
A 13 ans, j'étais une (forcément!) très jolie petite jeune fille élevée par sa grand mère qui avait plus de 70 ans, dans un petit village coincé de Dordogne.
Bien entendu, même si c'était après mai 1968, ma grand-mère surveillait attentivement mes fréquentations et ma "pureté" (à l'époque, une vieille dame comme il faut n'aurait jamais parlé de
"virginité"!).
Or un beau (forcément aussi!) jeune homme de 14 ans, brun aux yeux bleus magnifiques, avait entrepris de "me faire la cour", comme disait ma grand-mère, cet été là. Il n'était pas encore question
de drague...
Ma Mémée a immédiatement trouvé LA solution:
elle m'a fait broder au moins une dizaine de torchons à mes initiales en restant à côté de moi dans le jardin pendant qu'elle "employait" le jeune homme à repeindre tous les piquets du jardin
(bénévolement, bien sûr)! Et le jardin fait 5000 mètres carrés, croyez-moi, ça en fait des piquets!
Fallait-il qu'il soit amoureux!
Peut-être faut-il recréer ces cours de couture (que j'exécrais de mon temps: Ahhhhhh, la "joie" de la couture rabattue!!!) dans les collèges et lycées pour garantir la virginité de nos jeunes
filles françaises????
Au fait, dans le cas de cette annulation de mariage, doit-on parler de "vice caché" ou de "tromperie sur la marchandise"?
Car voilà bien où est ravalé cet être humain: à l'état d'un objet!
Par okafi
7
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J'aime les fleurs et les choses un peu surannées qui me calment dans ma vie d'hyperactive stressée.
Mon minuscule jardin parisien (une petite centaine de m2) est fleuri du début du printemps à l'automne: crocus, narcisses, forsythia, jacinthes, iris, pervenches puis
viennent les pivoines, les arums, le lilas, le muguet, et les roses, bien entendu. En habitant près de la Roseraie de l'Haÿ les Roses, ce serait un un crime de ne pas en avoir! Avec
l'été arrivent roses trémières, marguerites, hortensias, clématites, passiflores et bignone et enfin les colchiques qui clôturent le bal. Et je ne parle pas des pélargoniums et des violas
cornutas, ni des oeillets d'inde et de quelques autres, lys, dahlias, lauriers-roses...
Vous ne vous imaginez pas le travail qu'il faut fournir pour avoir autant de fleurs dans aussi peu de terrain! Il faut "gérer la nature", empêcher les plantes les plus fortes d'étouffer les
autres, tailler, arracher les mauvaises herbes, biner, bêcher,... Je passe au moins une demi-heure par jour dans mon petit enclos à soigner mon "petit bonheur" et à surveiller l'éclosion de toute
nouvelle fleur. Et parfois, quand j'ai un peu de temps, je prends ma boîte d'aquarelles, et je m'accorde une ou deux heures de paix absolue à tenter de retenir l'instant fugace sur une feuille de
papier.
Bizarrement, j'ai très peu brodé de fleurs. Peut-être parce que je préfère les peindre et que les modèles de broderies de fleurs ne me satisfont pas.
Mais quand je suis allée à l'AEF cette année, je suis tombée devant des tous petits modèles de Reflets de soie, qu'Isabelle, la créatrice, appelle des "mini Berlin". Ce sont des reproductions de
tapisseries au charme suranné et un peu vieillot.
Et en voilà le début, en soies AVAS, et un sur un sur toile 12 fils.
Soies AVAS, toile blanche donnée par Catherine 12 fils et un sur un.
Je suis une incorrigible vieille romantique!
Bientôt, je vous montrerai ce que m'a donné Catherine F., du club de Sceaux, en plus de cette toile.
Et vous pourrez dire que j'ai été "hyper gâtée".
Mon fils, étudiant à la Faculté de Médecine Paris V Descartes en première année a passé, comme trois mille autres gamins inscrits dans cette fac en première année,
ses derniers partiels de concours début mai.
La première année de médecine est une année "monstrueuse" pour un étudiant puisque seulement 10% des jeunes seront reçus et celui qui veut espérer être reçu doit travailler, travailler,
travailler...avec un niveau de stress majeur. (J'en sais quelque chose, j'y suis passée deux fois, en tant qu'étudiante de première année une fois il y a bien longtemps, et surtout en tant que
mère d'étudiant, ce qui est beaucoup plus difficile!)
Le 23 mai, il a reçu un mail (je dis bien "un mail", ce qui suppose qu'il soit connecté à son ordinateur!) lui annonçant qu'il fallait qu'il repasse comme les 3000 autres, deux épreuves du
concours le 16 juin, en raison d'irrégularités constatées dans les copies, en particulier la "perte de copie", et qu'il allait recevoir une lettre avec AR pour confirmer le mail.
Le 25 mai vers midi, il a reçu un autre mail de sa fac disant que finalement "les irrégularités" n'étaient pas si graves mais que le jury de concours devait se réunir dans la soirée pour
déterminer si les deux épreuves seraient invalidées ou non.
Le 25 mai vers 20 h. le jury décidait de ne pas faire repasser les épreuves et prévenait à nouveau les étudiants par mail!!!
Mais de qui se moque-t-on?
Ces enfants, jeunes adultes, investissent un maximum dans cette année de concours.
Comment peut-on avoir la légèreté de "perdre" des copies de cette importance?
Comment peut-on avoir l'incohérence de donner des infos non validées par le jury de concours et ceci par mail?
S'imagine-t-on le degré de stress pour les étudiants et pour leurs familles?
Certains de ces jeunes ont besoin de travailler pour faire leurs études et profitent de leurs "vacances" pour gagner leur vie, d'autres étaient déjà partis très loin, dont certains en Colombie,
loin de tout ordinateur...
Mettons-nous à la place de l'étudiant salarié qui n'aurait pas eu le temps de réviser à nouveau ou à la place des parents qui ont fait des pieds et des mains pour joindre leur enfant au fond de
la Colombie et le faire rentrer à Paris en catastrophe!
Je suis mal placée pour m'exprimer puisque je donne des cours à la fac de médecine de Paris V et Paris VI, mais franchement, en tant que médecin enseignant d'optionnel de médecine, je
n'oserais jamais traiter mes étudiants de la sorte!
On demande que nos jeunes fassent preuve de respect, _et je suis tout à fait d'accord avec cette demande_, mais il serait logique qu'on leur en accorde aussi! NON?